Face à une crise médiatique, analyse, réactivité, transparence maîtrisée et cohérence des messages sont indispensables pour protéger votre image et éviter un bad buzz dommageable.
Mécanismes de propagation du bad buzz :
"L’absence d'analyse fine et de stratégie en communication de crise aggrave toujours la situation. Une réaction tardive ou inadaptée peut transformer une simple erreur en catastrophe réputationnelle." – Laurent Vibert, expert en communication de crise
Les premières heures sont cruciales pour cadrer le narratif. Une cellule de crise doit être activée immédiatement afin d’analyser la situation et définir les axes de communication.
✔ Analyser les faits et les fake news
✔ Choisir les bons canaux de communication
✔ Utiliser des éléments de langage clairs et impactants
"Notre priorité est de rétablir la confiance en apportant une réponse transparente et maîtrisée à cette situation." – Laurent Vibert
✔ Gérer le tempo des prises de parole
✔ Se préparer aux interviews médiatiques
✔ Utiliser une veille stratégique
Les outils comme Meltwater permettent d’adapter la stratégie en fonction de l’évolution de la crise.
"Une crise ne se gère pas en réaction, mais en anticipation." – Laurent Vibert
✅ Exemple de gestion réussie : Une entreprise confrontée à un rappel produit potentiellement dangereux a rapidement pris la parole, présenté ses mesures correctives et renforcé la confiance des consommateurs.
❌ Erreur classique : nier l’évidence et refuser de reconnaître une faute avérée aggrave la situation et amplifie la méfiance.
L’affaire des airbags défectueux de l’équipementier japonais Takata, installés dans de nombreux modèles Citroën et DS3 du groupe Stellantis (produits entre 2009 et 2017), représente un cas emblématique de crise industrielle à fort impact médiatique. En mai 2024, un accident mortel en Guadeloupe, impliquant une Citroën C3 dont l’airbag a explosé de manière anormale, a ravivé la polémique autour de ces dispositifs de sécurité. Le décès de Tristan Guérin a mis en lumière les risques, déjà connus depuis plusieurs années, de ces airbags susceptibles de projeter des fragments métalliques.
Face à cette situation, Stellantis a d'abord réagi avec un rappel ciblé de 98 000 véhicules, avant d’élargir la campagne à plus de 869 000 véhicules en Europe. Cependant, la communication initiale a été jugée tardive et insuffisamment explicite. Ce déficit de réactivité a été vivement critiqué par les associations de consommateurs, notamment l’UFC-Que Choisir, et relayé par la presse nationale. En réaction, les autorités ont renforcé les dispositifs de contrôle, imposant une mention spécifique dans les procès-verbaux de contrôle technique dès mars 2025.
Ce cas souligne l'importance de la transparence, de la rapidité et de la pédagogie dans une communication de crise. Un défaut technique peut être compris et accepté par le public, mais un défaut de communication est rarement pardonné.
Gérer une crise médiatique repose sur trois piliers : anticipation, réactivité et maîtrise des messages. Une formation en communication de crise et média training permet d’éviter des erreurs coûteuses et de mieux protéger l’image de votre organisation.
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